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Articles · Smallem, après le pré-entraînement : apprendre à répondre

Ce qu'un petit modèle peut apprendre

Sixième et dernier article de la série Smallem, après le pré-entraînement : apprendre à répondre. Précédent : Apprendre par essais et erreurs.

Cinq articles ont pris un modèle de 29 millions de paramètres, qui savait continuer un texte, et ont essayé de lui apprendre à répondre. Cet article fait le bilan de ce que les tâches vérifiables ont montré.

Le tableau

ModèleAdditionÀ l'enversTriLectureTri longFineWeb-Edu
départ, 3 exemples dans la consigne0 %0 %0 %0 %0,8823
fine-tuning, réglage le plus fort0 %0 %86,0 %100 %1,4778
fine-tuning retenu (½ texte, 3 × 10⁻⁵)0,5 %0 %57,0 %100 %2,5 %0,8932
LoRA, rang 40 %0 %60,5 %100 %0,8863
DPO, avec terme de vraisemblance0,5 %0 %53,5 %100 %0,9130
GRPO, tri long, 400 pas48,0 %3,5 %0,8936
GRPO, tri, 1 000 pas71,0 %100 %6,5 %0,8941

Ce qu'il apprend, et ce qu'il n'apprend pas

La forme : En 250 pas, le modèle répond au lieu de continuer, et s'arrête de lui-même. C'est l'essentiel de ce qu'un fine-tuning apprend à un grand modèle : le format d'une conversation, pas des connaissances.

Ce qui se recopie ou se compare : Retrouver un mot dans la question, trier quelques nombres : appris, jusqu'à 100 % et 86 %.

Pas ce qui demande de voir dans les tokens : L'addition et la recopie à l'envers restent à zéro, quelle que soit la méthode. Le tokenizer range un nombre de trois chiffres en un ou deux tokens, et un mot en un seul : le modèle ne voit ni les chiffres ni les lettres. Les grands modèles apprennent à le faire, avec bien plus de paramètres et de texte. Le nôtre n'y arrive pas avec huit mille exemples.

Pas ce qu'il n'a jamais vu faire : Entraîné sur des tris de 3 à 5 nombres, il trie les listes de 6 à 8 en s'arrêtant au cinquième. L'apprentissage par essais devait le lui apprendre. Il n'y est pas arrivé, faute de réussites dont apprendre. Sur le tri ordinaire, en revanche, il a fait aussi bien que le meilleur fine-tuning, de 57 à 71 %, sans rien oublier.

Ce qu'il oublie

Le fine-tuning le plus efficace fait perdre au modèle les deux tiers de ce que la première série avait gagné sur FineWeb-Edu. Trois remèdes, du plus simple au plus fin : un taux plus faible, du texte ordinaire mêlé aux conversations, et LoRA, qui a oublié dix fois moins dans nos mesures. Sa correction A · B, faite de deux matrices minces de 4 colonnes et de 4 lignes, ne peut changer la sortie de chaque couche que dans 4 directions, sur des centaines : elle modifie moins le modèle initial, ce qui limite l'oubli sans le garantir. Apprendre et ne pas oublier tirent en sens contraire : chaque remède coûte des points sur le tri.

Ce que les méthodes ont révélé

La perte peut mentir : DPO a atteint 93 % de précision sur ses paires de validation, en faisant baisser la probabilité des bonnes réponses plus lentement que celle des mauvaises, et le modèle s'est effondré. Il a fallu regarder ses réponses pour comprendre.

Le signal décide de tout : Une méthode qui apprend de ses réussites ne peut rien quand elle n'en a pas. Le nombre de réponses par consigne, la difficulté de la tâche et le taux d'apprentissage règlent à eux trois s'il y a quelque chose à apprendre.

Données finies, comportement nouveau : Pour la première fois du projet, le modèle a vu plusieurs fois les mêmes exemples, et les a appris par coeur : la perte de validation remonte, et il faut garder le bon modèle, pas le dernier.

Ce qu'il faut retenir

  • Un modèle de 29 millions de paramètres apprend la forme d'une conversation en quelques centaines de pas, et des tâches de recopie ou de comparaison.
  • Il n'apprend ni l'arithmétique ni l'épellation : son tokenizer les lui cache.
  • Le post-entraînement fait oublier : texte mêlé, taux faible et LoRA limitent les dégâts.
  • Une perte qui baisse ne suffit pas : il faut mesurer ce que le modèle sait faire, et lire ce qu'il écrit.